Des champs du signedu design hypermédia à une écologie de lécran[ luc dall'armellina - http://lucdall.free.fr ] On signs...
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Thèse de doctorat
Enjeux Sociaux et Technologies de la Communication - option communication & création multimédia soutenue publiquement le 30 janvier 2003 à 13h30 |
recherche ménée sous la direction de Jean-Pierre Balpe - Paris8 jury sous la présidence de Jean-Louis Weissberg - Paris13(rapporteur) |
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| Avec le pixel pour alphabet, le signe pour vocabulaire, l'algorithmique pour grammaire et l'interactivité pour mode de lecture, nos langages dans l'écran sont fragmentés, mais pourtant présents peut-être comme jamais auparavant. Ils semblent sinscrire sur une surface sans mémoire, à la manière des ardoises magiques de notre enfance...
Nos langages sécrivent, se dessinent et se design(ent) : lettres et signes (indiciels, iconiques et symboliques) prennent place dans lenvironnement changeant de lécran, devenu aujourdhui capable de se changer lui-même. Le design consiste à donner un champ esthétique en même temps quune forme plastique, et ergonomique à une chose. Cette chose peut-être un objet (un signe), un événement (une action), un espace (une interface) ou un jeu dinteraction (comportement). Cest lart de la configuration des signes pensé dans un usage social. Le design tient un rôle central dans le champ de la création numérique. Il concerne maintenant le son, limage fixe et animée, le texte, et les conditions même du dévoilement et de la présence des signes, soit linteractivité. La question du design est celle de la technologie immiscée par effraction dans le champ de lart. La technologie interroge et bouscule fortement la doxa comme la critique, la pratique artistique comme celle de la monstration. Nous reformulons lactivité du design avec le qualificatif de néo-design, marquant ainsi lévolution de celui-ci par rapport aux pratiques pré-numériques. Nous rencontrons le terme de meta-design (LAB-au) et proposons celui de meta-signe, insistant sur le fait que le designer numérique produit aujourdhui moins des représentations (images) que des systèmes capables de générer, organiser des agencements (interfaces) qui opèrent un environnement intelligent. Cet environnement est fait de nouveaux types de signes que nous avons génériquement nommés e-mouvants, soulignant la particularité associant lélectronique et le mouvant, pour rendre compte si besoin de ce nouveau champ du sensible. Ce qui a pour effet direct de ne plus pouvoir considérer la technologie seulement dans ses modes opératoires doutils, mais de la considérer comme une production de lesprit matérialisée et en actes. Lécran connecté au computer nous fait donc passer dun régime de signes lié à la représentation à un régime lié à lémergence et à lexpérience du monde. Nous passons progressivement à un environnement sémiotique, complexe et fortement interconnecté, autopoïétique. Cette transformation profonde de notre environnement symbolique peut désormais être abordée à travers ce que nous avons nommé une écologie de lécran. Cest donc le système dans son entier qui porte et relaie lopérabilité. Pourquoi ce terme ? Il a lavantage de trouver son origine dans le mot uvre (du latin opera). Opérer, cest « être au travail, diriger un travail intellectuel » (« Robert électronique » 1992), mais cest aussi mettre en uvre, un travail par la pratique. Lopérateur est bien lié à luvre, cest celui qui uvre, man-uvre, ou uvre avec ses mains en vue de réaliser certaines opérations. Lopérabilité en tant que ce qui peut être opéré, cest-à-dire « accompli (une action), effectué (une transformation), par une suite ordonnée d'actes ou dopérations » se constitue comme lespace démergence dun méta langage et dont la programmation est le mode décriture et dont laction génère laccomplissement. Lécran est le lieu et lacteur dun changement radical du paradigme espace-temps pour le lecteur comme pour lauteur, au profit dune triade systémique que nous avons nommée espace-temps-opérabilité dessinant en son centre le concept de praxis hypermédia. Cette dimension émerge dans le double mouvement de lopérabilité de la machine calculante et de lengagement du lecteur devenu un scripteur, cest-à-dire un acteur-acté-actant. Cette praxis, dans le sens dune activité qui unit laction, lintellection et lexpérience sensible dessine une éco-sémio-systémie, ou plus simplement une écologie des signes de lécran. Elle inscrit de nouvelles modalités de saisie de nos univers symboliques où lespace comme lieu et mémoire, le temps (boucle, ritournelle, temps suspendu) et la présence (contrôle, action, engagement) altèrent et revisitent profondément la notion despace-temps connue jusquici. Ce qui a pu sénoncer comme une praxis hypermédia fait reposer le récit sur de nouvelles bases. Lanalyse de quelques uvres a permis de proposer lidée de le-narratif (narratif électronique) qui serait cette forme quil conviendrait dappeler encore lépi-narratif , comme lépiphénomène électronique du narratif, venant augmenter le narratif tel que nous le connaissions jusquici. L e- narratif serait constitué dau moins deux composantes :
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On signs...
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> contact : luc dall'armellina < janvier 2003
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soutenance : schémas dynamique :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
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dernière mise à jour le dimanche 17 juin 2007 à 21:49
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